Les 48 équipes de la Coupe du Monde 2026: profils, cotes et pronostics

Quarante-huit. Ce chiffre change tout. Quand la FIFA a annoncé l’élargissement du format pour la Coupe du Monde 2026, les sceptiques ont parlé de dilution du spectacle, de matchs sans intérêt et d’un tournoi trop long. Après avoir analysé les 48 sélections qualifiées, je vois l’inverse: plus de confrontations inédites, plus de stories que personne n’a écrites, et surtout, plus de marchés de paris avec des cotes que le public général ne sait pas encore évaluer.
Ce guide présente chaque composante de ce Mondial élargi: les favoris dont les cotes reflètent des années de domination, les outsiders dont le rapport risque-récompense attire les parieurs avisés, les trois pays hôtes qui joueront avec la pression et l’avantage du public, et les débutants qui fouleront pour la première fois la pelouse d’une Coupe du Monde. Six confédérations, seize stades, trois pays, un trophée. Voici les 48 équipes de la Coupe du Monde 2026.
La Coupe du Monde 2026 réunit 48 sélections issues de six confédérations continentales, contre 32 lors des éditions précédentes. Le tournoi se déroule du 11 juin au 19 juillet dans seize stades répartis entre les États-Unis (onze stades, 78 matchs dont tous les quarts de finale, demi-finales et la finale), le Mexique (trois stades, 13 matchs dont l’ouverture) et le Canada (deux stades, 13 matchs). Le format prévoit douze groupes de quatre équipes, avec qualification pour les seizièmes de finale des deux premiers de chaque groupe ainsi que des huit meilleurs troisièmes. Au total, 104 matchs seront joués sur 39 jours — le programme le plus dense de l’histoire des Coupes du Monde.
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Les grands favoris: qui soulèvera le trophée ?
Il y a une scène que je revois chaque fois que je pense aux favoris d’un Mondial. C’est Lionel Messi qui embrasse le trophée à Lusail en décembre 2022, enveloppé dans un bisht noir, les yeux fermés. L’Argentine a gagné cette Coupe du Monde au bout d’une finale que beaucoup considèrent comme la plus grande de l’histoire. Quatre ans plus tard, la question qui définit ce tournoi est simple: l’Albiceleste peut-elle défendre son titre, ou un autre géant du football va-t-il lui arracher la couronne ?
L’Argentine de Lionel Scaloni arrive à cette Coupe du Monde 2026 avec un bilan qui force le respect: championne du monde 2022, vainqueur de la Copa América 2024, et une équipe qui a su évoluer au-delà de la dépendance à un seul joueur. La génération post-Messi — si tant est que Messi ne soit pas présent à 38 ans dans un rôle réduit — s’appuie sur des piliers comme Enzo Fernández, Julián Álvarez et Lautaro Martínez. Le Groupe J (Algérie, Autriche, Jordanie) ne devrait pas poser de difficulté majeure pour la phase de groupes. Les cotes placent l’Argentine dans le trio de tête des favoris, et pour une fois, je pense que le marché a raison. La profondeur de l’effectif, la solidité tactique de Scaloni et la culture de la victoire acquise à Lusail font de cette sélection la référence de ce tournoi. Vous trouverez une analyse complète de leur parcours dans le profil détaillé de l’Argentine.
La France représente l’autre pôle d’attraction de cette Coupe du Monde. Finaliste en 2022 après avoir mené 2-0 puis perdu aux tirs au but, les Bleus portent la cicatrice de Lusail comme un moteur. Kylian Mbappé, désormais capitaine et leader incontesté, a 27 ans — l’âge où les attaquants d’élite atteignent généralement leur pic de performance. Autour de lui, la génération Tchouaméni-Saliba-Camavinga a mûri dans les plus grands clubs européens. Le Groupe I (Sénégal, Irak, Norvège) est favorable sans être une promenade — le Sénégal de Sadio Mané reste une équipe dangereuse, et la Norvège d’Erling Haaland peut faire mal sur un match isolé. Mais la France possède un argument que peu d’équipes peuvent avancer: elle a joué les deux dernières finales de Coupe du Monde. Cette expérience du sommet n’a pas de prix quand les matchs couperets arrivent.
L’Angleterre occupe la troisième position dans la hiérarchie des favoris, et c’est peut-être la sélection dont l’écart entre le talent brut et le palmarès est le plus criant. Jude Bellingham, Bukayo Saka, Phil Foden, Declan Rice — cette génération est sans doute la plus talentueuse depuis 1966, l’année du seul titre mondial anglais. Le Groupe L (Croatie, Ghana, Panama) offre un premier test sérieux avec la Croatie, troisième du Mondial 2022, mais les Three Lions devraient s’en sortir. La question pour l’Angleterre n’est jamais le talent — c’est la gestion des moments décisifs. Demi-finaliste en 2018, finaliste de l’Euro 2020, quart-de-finaliste en 2022: le schéma est celui d’une équipe qui s’approche du titre sans jamais le saisir. La Coupe du Monde 2026, jouée en Amérique du Nord dans des conditions climatiques différentes de l’Europe, sera-t-elle l’édition où la malédiction se brise ?
Le Brésil complète le quatuor des favoris historiques, mais avec un statut différent. Cinq titres mondiaux, certes, mais 24 ans sans soulever le trophée. L’élimination en quarts de finale au Qatar en 2022, aux tirs au but contre la Croatie, a prolongé la frustration d’une nation qui considère la Coupe du Monde comme un droit de naissance. La nouvelle génération — Vinícius Júnior, Rodrygo, Endrick — possède un talent offensif éblouissant. La question est défensive: le Brésil peut-il construire une arrière-garde assez solide pour supporter le poids de l’attente ? Le Groupe C (Maroc, Haïti, Écosse) est gérable, mais le Maroc, demi-finaliste surprise en 2022, ne sera pas un adversaire complaisant.

Les outsiders à ne pas sous-estimer
En 2022, le Maroc a atteint les demi-finales en éliminant la Belgique, l’Espagne et le Portugal. Absolument personne dans le milieu des paris sportifs n’avait anticipé ce parcours — les cotes de qualification marocaine en demi-finales dépassaient 50.00 avant le tournoi. Ce rappel devrait suffire à convaincre quiconque que les outsiders d’une Coupe du Monde ne sont pas des figurants.
L’Espagne arrive à ce Mondial 2026 avec un argument que les cotes ne reflètent pas entièrement: elle est championne d’Europe en titre. La victoire à l’Euro 2024 en Allemagne, portée par un Lamine Yamal alors âgé de 16 ans et un collectif d’une maturité tactique remarquable, a prouvé que la Roja a retrouvé son identité après une décennie de transition post-2010. Le Groupe H (Cap-Vert, Arabie Saoudite, Uruguay) contient un piège sérieux avec l’Uruguay, mais l’Espagne possède la profondeur de banc pour gérer un groupe et monter en puissance en phase à élimination directe. Yamal aura 18 ans pendant le tournoi — imaginez le récit si l’Espagne gagne avec un joueur qui n’aura même pas l’âge légal de parier au Canada.
L’Allemagne a vécu un électrochoc à domicile lors de l’Euro 2024, où une élimination en quarts de finale contre l’Espagne a mis fin à un tournoi qui avait relancé l’enthousiasme national. Mais le noyau de cette équipe — Jamal Musiala, Florian Wirtz, Kai Havertz — n’a fait que progresser depuis. Le Groupe E (Curaçao, Côte d’Ivoire, Équateur) est l’un des plus accessibles du tournoi. La Mannschaft est souvent sous-évaluée après un résultat décevant, et c’est précisément dans ces moments que les cotes offrent de la valeur. Quatre titres mondiaux ne s’effacent pas avec deux mauvais tournois.
Les Pays-Bas incarnent l’éternel outsider de luxe: trois finales perdues (1974, 1978, 2010), jamais de titre mondial. Pourtant, la génération actuelle — Cody Gakpo, Xavi Simons, Ryan Gravenberch — possède un mélange de créativité et de solidité physique qui pourrait enfin briser la malédiction. Le Groupe F (Japon, Suède, Tunisie) est ouvert, avec un Japon qui monte en puissance à chaque tournoi et qui pourrait légitimement contester la première place.
Le Portugal occupe une position intéressante dans la hiérarchie des outsiders. La question Cristiano Ronaldo — présent ou non à 41 ans — dominera l’avant-tournoi, mais la réalité est que la Seleção a construit une équipe capable de briller sans lui. Bernardo Silva, Rafael Leão, et une défense organisée autour de Rúben Dias font du Portugal un adversaire redoutable pour n’importe quel favori en phase à élimination directe. Le Groupe K (RD Congo, Ouzbékistan, Colombie) demande de la vigilance, la Colombie étant une sélection talentueuse et imprévisible.
Les pays hôtes: Canada, États-Unis, Mexique
Trois pays, un tournoi, et une dynamique unique dans l’histoire des Coupes du Monde. Jamais un Mondial n’avait été co-organisé par trois nations, et cette configuration crée des enjeux sportifs et de paris que les éditions précédentes n’offraient pas. Chaque pays hôte bénéficie de la qualification automatique, de matchs à domicile et du soutien du public — mais l’intensité de ces avantages varie considérablement.
Le Canada vit un moment historique. Le dernier — et unique — Mondial des Rouges remonte à 1986 au Mexique, où la sélection avait été éliminée en phase de groupes sans marquer un seul but. Quarante ans plus tard, le football canadien est méconnaissable. Alphonso Davies est l’un des meilleurs latéraux gauches du monde, Jonathan David empile les buts en Ligue 1 et Cyle Larin apporte l’expérience des grands matchs. Le Groupe B (Bosnie-Herzégovine, Qatar, Suisse) est considéré comme l’un des plus accessibles du tournoi, et le Canada jouera ses trois matchs de groupe à domicile — deux à Vancouver (BC Place) et un à Toronto (BMO Field). Dans l’histoire des Coupes du Monde, les pays hôtes atteignent au minimum les huitièmes de finale dans la grande majorité des cas. Le seul hôte à ne pas sortir de son groupe est l’Afrique du Sud en 2010, dans des circonstances très spécifiques. Les cotes de qualification du Canada pour les seizièmes de finale reflètent ce statut de favori dans un groupe abordable.
L’histoire complète du Canada en Coupe du Monde, de l’unique participation de 1986 à cette renaissance, mérite un récit à part entière que vous pouvez découvrir dans le profil complet de l’équipe canadienne.
Les États-Unis sont le pays hôte principal en termes de volume: onze stades, 78 matchs, dont l’intégralité des quarts de finale, demi-finales et la finale au MetLife Stadium d’East Rutherford le 19 juillet. La sélection américaine, placée dans le Groupe D avec le Paraguay, l’Australie et la Turquie, possède une génération talentueuse menée par Christian Pulisic, Weston McKennie et Gio Reyna. L’absence du Mondial 2018, après un échec historique en qualification, a laissé des traces dans la psyché collective américaine, et la pression de performer à domicile sera immense. Les cotes américaines sont généralement celles d’un outsider de deuxième rang — pas un favori pour le titre, mais une équipe capable d’atteindre les quarts de finale voire plus si le tirage est favorable. Le défi spécifique des États-Unis est la gestion des déplacements: avec des matchs potentiellement répartis sur plusieurs fuseaux horaires dans un pays-continent, la logistique sera un facteur invisible mais réel.
Le Mexique occupe une place à part dans ce trio d’hôtes. L’Estadio Azteca accueillera le match d’ouverture le 11 juin — un moment symbolique pour un stade qui a déjà accueilli deux finales de Coupe du Monde (1970 et 1986). El Tri joue dans le Groupe A avec la Corée du Sud, l’Afrique du Sud et la Tchéquie. Le Mexique est une énigme récurrente des Mondiaux: présent à chaque édition depuis 1994, systématiquement éliminé en huitièmes de finale — le fameux « quinto partido » que le pays attend depuis des décennies. La génération actuelle ne possède pas de star individuelle du calibre d’un Hugo Sánchez ou d’un Rafael Márquez dans ses meilleures années, mais le collectif est solide et l’avantage du terrain en phase de groupes (matchs à Mexico, Monterrey et Guadalajara) est réel. Pour les parieurs, le Mexique est un cas classique d’équipe dont les cotes de sortie de groupe sont basses (probabilité élevée de qualification) mais dont les cotes de parcours prolongé augmentent brutalement à partir des huitièmes de finale — reflétant ce plafond historique que la sélection n’a jamais réussi à briser.
L’avantage du pays hôte dans les Coupes du Monde est un sujet que les données éclairent sans ambiguïté. Sur les 22 éditions précédentes, le pays hôte a atteint au moins les quarts de finale dans 14 cas, les demi-finales dans 10 cas, et a remporté le tournoi à six reprises. Même en ajustant pour le niveau réel des équipes hôtes, l’effet « domicile » — public, absence de décalage horaire, familiarité avec les conditions de jeu — représente un avantage mesurable. Pour un tournoi tri-national comme 2026, cet avantage est plus dilué que pour un hôte unique, puisque chaque équipe ne joue chez elle qu’en phase de groupes et éventuellement en début de phase à élimination directe. Mais il reste significatif, et les cotes l’intègrent.
Les nouvelles voix du Mondial
Chaque Coupe du Monde a ses débutants, et chaque débutant porte une histoire qui dépasse le football. En 2022, c’était le Qatar, pays hôte qui n’avait jamais participé au tournoi. En 2026, le format élargi à 48 équipes ouvre les portes à des sélections qui n’avaient jamais connu cette scène — et certaines vont surprendre.
Haïti est peut-être le récit le plus saisissant de ce Mondial. Une île caribéenne de onze millions d’habitants, frappée par des crises humanitaires à répétition, qui envoie une équipe à la Coupe du Monde pour la première fois. Le Groupe C face au Brésil, au Maroc et à l’Écosse sera un baptême du feu brutal, mais la présence haïtienne à ce tournoi dépasse le cadre sportif. Pour les parieurs, Haïti sera systématiquement l’outsider extrême de chaque match de groupe — les cotes dépasseront probablement 15.00 contre le Brésil — mais le football haïtien a déjà produit des surprises en Gold Cup et la motivation d’un premier Mondial ne doit jamais être sous-estimée.
Le Cap-Vert, archipel de 600 000 habitants au large de l’Afrique de l’Ouest, réalise un exploit comparable. Placé dans le Groupe H avec l’Espagne, l’Arabie Saoudite et l’Uruguay, la sélection cap-verdienne fait face à un tirage difficile, mais sa qualification même est un triomphe. Le football cap-verdien s’appuie sur une diaspora considérable — de nombreux joueurs évoluent dans des championnats européens, notamment au Portugal, ce qui donne à l’équipe un niveau technique supérieur à ce que la taille du pays suggère.
Curaçao, autre micro-nation caribéenne, participe à son premier Mondial dans le Groupe E face à l’Allemagne, la Côte d’Ivoire et l’Équateur. Avec une population d’environ 150 000 habitants, c’est l’une des plus petites sélections jamais présentes à une Coupe du Monde. Comme le Cap-Vert, Curaçao bénéficie d’une diaspora de joueurs formés aux Pays-Bas en raison des liens historiques entre les deux pays.
Au-delà des débutants absolus, plusieurs sélections reviennent après une très longue absence. L’Écosse n’a pas participé à un Mondial depuis 1998 — 28 ans d’attente pour une nation où le football est une religion. La Bosnie-Herzégovine, passée par les barrages UEFA, disputera son deuxième Mondial après 2014 au Brésil. L’Irak, présent dans le Groupe I de la France, n’a pas participé depuis 1986 — la même année que le dernier Mondial du Canada, ce qui crée un parallèle historique frappant.
Pour les parieurs, les débutants et les équipes revenant après une longue absence présentent un profil spécifique: les cotes sont généralement très élevées (reflétant leur statut d’outsider), mais la marge d’erreur du marché est également plus grande. Les opérateurs disposent de moins de données pour calibrer les cotes de ces sélections, ce qui peut créer des opportunités de valeur dans les deux sens — des cotes parfois trop basses (surestimation du débutant par sympathie du public) ou trop hautes (sous-estimation du niveau réel). L’analyse au cas par cas est indispensable.
Le monde entier en un tournoi: répartition par confédération
Si vous voulez comprendre la géopolitique du football mondial en un seul coup d’oeil, regardez la répartition des 48 places de cette Coupe du Monde. Chaque confédération continentale a obtenu un quota qui reflète à la fois son poids sportif et les négociations politiques au sein de la FIFA — et ce quota influence directement les cotes et les pronostics.
L’UEFA (Europe) domine avec seize places, ce qui représente un tiers du tournoi. C’est logique: les championnats européens concentrent la majorité des meilleurs joueurs du monde, et le palmarès des Coupes du Monde est largement dominé par des sélections européennes (douze titres sur vingt-deux). Parmi les seize représentants européens de 2026, on trouve l’intégralité des grands favoris continentaux — France, Angleterre, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Portugal, Belgique — mais aussi des équipes issues des barrages comme la Bosnie-Herzégovine, la Tchéquie, la Suède et la Turquie. La profondeur du contingent européen est telle que même les équipes classées en bas du tableau UEFA sont compétitives à l’échelle mondiale. Pour les parieurs, les confrontations entre équipes européennes et non-européennes en phase de groupes tendent à offrir des cotes serrées, le marché intégrant cette domination structurelle.
La CONMEBOL (Amérique du Sud) dispose de six places plus un spot de barrage intercontinental. Avec seulement dix membres, c’est la confédération au taux de qualification le plus élevé proportionnellement. L’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, l’Équateur et le Paraguay représentent un contingent redoutable: les éliminatoires sud-américaines sont unanimement considérées comme les plus difficiles au monde, et chaque équipe qualifiée a survécu à un marathon de 18 matchs contre les meilleures sélections du continent. L’Uruguay, souvent oublié des favoris malgré deux titres mondiaux, se retrouve dans le Groupe H avec l’Espagne — un choc entre poids lourds dès le premier tour.
La CAF (Afrique) envoie neuf représentants, un record. Le Maroc, demi-finaliste en 2022, est le porte-drapeau, mais la Côte d’Ivoire (championne d’Afrique 2024), l’Égypte, le Sénégal, l’Algérie, le Ghana, l’Afrique du Sud, la RD Congo et le Cap-Vert forment un contingent d’une diversité remarquable. Le football africain progresse à chaque édition, et le format élargi donne enfin à ce continent la représentation que sa passion pour le jeu mérite. Pour les parieurs, les sélections africaines présentent souvent un profil d’outsider à forte variance: capables de battre n’importe qui sur un match, mais parfois fragiles sur la durée d’un tournoi.
L’AFC (Asie) dispose de huit places plus un spot de barrage. Le Japon, régulièrement présent en huitièmes de finale ces dernières années, est la tête d’affiche, mais l’Arabie Saoudite (dont la victoire contre l’Argentine en 2022 reste l’une des plus grandes surprises de l’histoire des Mondiaux), la Corée du Sud, le Qatar, l’Iran, l’Irak, la Jordanie et l’Ouzbékistan complètent un contingent asiatique en forte progression. Le Japon en particulier mérite l’attention des parieurs: cette sélection a atteint les huitièmes de finale à quatre des cinq derniers Mondiaux et pourrait réellement viser les quarts de finale dans un Groupe F ouvert.

La CONCACAF (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes) profite de son statut de région hôte avec six places plus deux de barrages. Le Canada, les États-Unis et le Mexique sont les piliers, complétés par le Panama, Haïti et Curaçao. La qualité du contingent CONCACAF est hétérogène: les trois hôtes sont compétitifs au niveau mondial, tandis que les trois autres sélections apportent de la fraîcheur et de l’imprévisibilité sans être favories dans leurs groupes respectifs.
L’OFC (Océanie) obtient une place directe pour la première fois depuis 2006, et c’est la Nouvelle-Zélande qui la décroche. Placée dans le Groupe G avec la Belgique, l’Égypte et l’Iran, les All Whites auront fort à faire, mais leur seule présence est un événement pour le football océanien. Les cotes de la Nouvelle-Zélande seront parmi les plus élevées du tournoi, ce qui peut créer une opportunité de valeur si le marché sous-estime leur capacité à accrocher un résultat surprise.
Cotes de victoire finale: le tableau complet
Les chiffres que vous allez lire ne sont pas des vérités absolues — ce sont les opinions agrégées de millions de dollars de mises, filtrées par les algorithmes des opérateurs. Et pourtant, en neuf ans d’analyse de cotes pré-tournoi, j’ai constaté que le favori des bookmakers remporte la Coupe du Monde dans environ 30 % des cas. Ce qui signifie que 70 % du temps, le marché se trompe sur le vainqueur. C’est dans cette zone d’incertitude que se trouvent les meilleurs paris.
Le tableau des cotes de victoire finale pour la Coupe du Monde 2026 place l’Argentine en pôle position, avec des cotes décimales oscillant entre 5.00 et 6.00 selon les opérateurs. La France suit de près, généralement entre 5.50 et 7.00, puis l’Angleterre entre 7.00 et 8.50. Le Brésil, malgré ses cinq titres, se situe dans une fourchette de 8.00 à 10.00 — un recul par rapport à son statut historique qui reflète les incertitudes défensives de la Seleção. L’Espagne, championne d’Europe en titre, s’installe entre 9.00 et 11.00, ce qui constitue à mon sens l’une des meilleures valeurs du tableau: une équipe qui vient de gagner un tournoi majeur cotée à deux chiffres mérite attention.
L’Allemagne et les Pays-Bas se disputent la sixième et septième position du tableau, avec des cotes entre 12.00 et 16.00. Le Portugal oscille entre 15.00 et 20.00, suivi par la Belgique et le Danemark. Les trois pays hôtes occupent des positions variées: les États-Unis entre 20.00 et 30.00, le Canada entre 40.00 et 60.00 et le Mexique entre 60.00 et 80.00.
Les équipes cotées au-delà de 100.00 — c’est-à-dire avec une probabilité implicite inférieure à 1 % — constituent la majorité du plateau. C’est la réalité mathématique d’un tournoi à 48 équipes: même si Haïti est un récit merveilleux, les cotes au-delà de 500.00 reflètent une probabilité de victoire proche de zéro. Mais entre 100.00 et 200.00, des équipes comme la Colombie, la Croatie, le Sénégal ou le Maroc offrent des profils de paris à long terme intéressants pour les parieurs prêts à immobiliser une petite mise pendant 39 jours.
Ce que je surveille le plus dans les mois qui précèdent le tournoi, c’est le mouvement des cotes. Une cote qui baisse significativement — par exemple, l’Argentine passant de 6.00 à 5.00 — indique un afflux de mises, souvent motivé par des informations factuelles (bonne forme, absence de blessures, résultats en matchs amicaux). Une cote qui monte sans raison apparente peut signaler une opportunité. La période entre avril et le 11 juin est cruciale pour prendre position sur les futures. L’analyse complète des mouvements de cotes et des valeurs cachées est disponible dans le comparatif détaillé des cotes du Mondial 2026.
Quarante-huit équipes, six confédérations, trois pays hôtes et un seul trophée. La Coupe du Monde 2026 sera la plus grande et la plus imprévisible de l’histoire, et c’est précisément cette imprévisibilité qui rend l’analyse des équipes indispensable pour tout parieur sérieux. Les favoris ont la cote la plus basse, mais pas la certitude de gagner. Les outsiders ont la cote la plus haute, mais pas l’absence de chance. Et les débutants apportent une variable que le marché ne sait pas encore évaluer.
Ce que je retiens après avoir analysé les 48 sélections: la Coupe du Monde 2026 offre plus de marchés, plus de scénarios et plus d’opportunités de paris que toute édition précédente. Pour naviguer cette complexité, commencez par les équipes que vous connaissez, élargissez votre analyse aux groupes qui présentent le plus d’incertitude, et ne laissez jamais une cote attractive remplacer une analyse solide. Les 104 matchs commencent le 11 juin. Vos recherches commencent maintenant.
Combien d’équipes participent à la Coupe du Monde 2026 ?
Quarante-huit équipes participent au Mondial 2026, contre 32 lors des éditions précédentes. Elles sont réparties en douze groupes de quatre. Les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes se qualifient pour les seizièmes de finale, soit 32 équipes en phase à élimination directe.
Quels sont les favoris pour remporter la Coupe du Monde 2026 ?
L’Argentine, championne en titre, la France, finaliste en 2022, l’Angleterre et le Brésil occupent les premières positions dans les cotes des opérateurs. L’Espagne, championne d’Europe 2024, l’Allemagne et les Pays-Bas complètent le cercle des prétendants sérieux au titre.
Le Canada peut-il aller loin dans ce Mondial ?
Le Canada, pays co-hôte, joue ses matchs de groupe à domicile à Toronto et Vancouver. Le Groupe B (Bosnie-Herzégovine, Qatar, Suisse) est considéré comme accessible, et la qualification pour les seizièmes de finale est un objectif réaliste. Le parcours au-delà dépendra du tirage et de la forme de l’équipe.
Créé par la rédaction de « Cafootballcdm ».
